Je suis Jhonny ESTOR, de nationalité haïtienne, Je vis à New York depuis près de 4 ans. En 2018 j’ai fondé avec des amis de la diaspora haïtienne et d'Haïti le Mouvement sociopolitique Renaissance-Haïti, dont le but est de travailler pour la relève Nationale. Renaissance fonctionne actuellement comme un think tank en attendant d'avoir plus de moyens pour être plus effectif sur le terrain, c'est-à-dire en Haïti.
Nous avons entre temps élaboré un projet de développement global pour Haïti qui passe par l'implantation des chemins de fer, la construction de nouvelles villes autour des gares, le déplacement des populations des quartiers populaires des grandes villes vers les nouvelles villes, le réaménagement du territoire, la rééducation des populations déplacées pour une meilleure adaptation à leur Nouvelle condition de vie, etc.
Je prends avec beaucoup d'enthousiasme ma
collaboration avec le Mouvement LaRouche et l'institut Schiller, et
particulièrement mon intégration au comité for the coïncidence of opposites.
Surtout en ce qui a trait à la problématique de l'accès au soin de santé dans
le monde, pour la raison que la question sanitaire en Haïti est l'une des
problématiques les plus graves en ce moment.
Je peux dire que la plupart de la population haïtienne n'a pas un accès normal ou régulier au soin de santé, du fait du prix élevé de celle-ci. Seules les personnes les plus riches ou ayant un travail formel peuvent généralement avoir une assurance santé, le reste de la population n'a pas cette chance, la culture, ni les moyens de la payer.
Les hôpitaux sont pour la plupart en quasi-dysfonctionnement. Le plus grand centre hospitalier du pays, l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH) a été sévèrement endommagé par le séisme du 12 janvier 2010 et l'argent qui a été débloqué pour sa reconstruction a été détourné en grande partie. Et 11 ans après, les travaux ne sont jamais achevés, beaucoup de services ne fonctionnent pas, etc.
Imaginez même en cas d'urgence d'accident de voiture, de blessé par balle, ou brûlure grave, accouchement compliqué, etc. Si la famille du malade n'a pas les moyens pour acheter les gants, l'adhésif, la seringue, le sérum, des trucs pour les pansements, etc. Les infirmières et les médecins ne toucheront pas le malade. Or c'est censé être l'hôpital de référence du pays.
La population a eu pendant un certain temps l'aide d'ONG internationale comme Médecins Sans Frontières qui a établis quelques hôpitaux proches de certains quartiers populaires comme Martissan, bas Delmas, etc. Cependant depuis quelques semaines à cause de l'insécurité et la guerre des gangs, elle a dû fermer les portes de certains de ces hôpitaux, comme celui de Martissan.
La problématique des soins de santé en Haïti est extrêmement grave et je pense que le monde n'est pas suffisamment au courant de la situation.
Mon attraction pour les chemins de fer et le développement d'Haïti remonte de plus de 25 ans, a l'époque où j'étais encore un adolescent (16 ans). C'est venue à partir d'un cours de sciences sociales, où le professeur faisait l'exposer d'après la révolution Russe de 1917, comment Lénine, voulant développer son pays, a décidé d'imposer les chemins de fer partout en Russie.
Le sujet était devenu une réelle passion pour moi. Cette passion m'a poussé, pendant les vacances d'été, à aller dans les bibliothèques de l'Institut français à Port-au-Prince, pour lire autant que possible tout ce que je pouvais trouver sur les chemins de fer.
J'ai découvert qu'ils étaient un facteur déterminant au développement urbain et commercial autour des gares. Et de là mon projet de développement pour Haïti a commencé à germer dans mon esprit.
Au fil des exposés de l'idée à des proches amis, professeurs, etc. selon leurs critiques et commentaires j'ajoutais peu à peu d'autres éléments du plan, comme les fermes Agro industrielles, le déplacement des populations des bidon villes des grandes villes comme Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Gonaïves, etc., le réaménagement du territoire, l'éducation adaptée des masses rurales et urbaines pour une bonne intégration dans les nouvelles villes, etc. J'ai été ravie de voir pas mal de similarités entre notre projet et celui de Schiller Institute surtout en ce qui a trait au développement infrastructurel.
Maintenant nous avons besoin d'un accord et l'engagement des amis internationaux et particulièrement de Elga Zepp LaRouche pour faire savoir aux autorités du monde que le miracle haïtien est bien possible.
Merci
Jhonny ESTOR
Fondateur et coordonnateur général de
Renaissance-Haïti
E-mail : estor.johnny@gmail.com

Concis et précis. Bravo
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